mercredi 14 décembre 2011

MARIE LE COMPTE FILEUSE 33 ANS INFANTICIDE




MARIE LE COMPTE

Procédure criminelle contre Louise Le Compte, prèvenue d'infanticide, selon le jugement du 
12 Mai 1813 qui la condamne à la peine de vingt années de fer.



Bientôt des informations sur Marie Le Compte, fileuse et journalière, agée de 33 ans, demeurant à La Brandallière, commune de Claunai, près de Loudun, et non à Chaunay (!!!), incarcérée à la prison de Loudun le 16 Mars 1811, prévenue du crime d'infanticide.
Mandat de dépôt du 16 Mars 1811

Quelques éléments de son interrogatoire :

" Lorsque vous fûtes accouchée, vos voisines qui ignoraient ce qui s'était passé, n'allèrent-elles pas chez vous pour vous offrir les secours dont vous pourriez avoir eu besoin ?

Oui, Marie et Louise Leconte sont venues.

Ne vous demandèrent-elles pas si vous vouliez qu'on  raccommodât votre lit parce qu'il paraissait très mal fait, et ne répondîtes-vous pas que vous vouliez qu' on vous laissât comme vous étiez ?

Oui, cela est vrai.

Une de ces femmes ne voulut-elle pas passer sous la toile du lit sous le prétexte de la raccommoder, 
et ne vous y opposâtes-vous pas ?

Oui.

L'enfant dont vous fûtes accouché était-il encore en vie ?

Oui. J'avoue qu'il était encore en vie.

Lorsque vous fûtes accouchée, que fîtes-vous de cet enfant ?

Je le déposai dans un petit cabinet qui est à côté de ma chambre.

Pourquoi ne fîtes-vous pas prévenir le Maire de votre commune que vous êtiez accouchée, et pourquoi ne vous confiâtes vous pas aux femmes qui allèrent chez vous que vous aviez accouché d'un enfant vivant ?

J'avais la tête perdue et je ne savais pas ce que je faisais.

Vous ne deviez cependant pas ignorer que vous vous compromettiez de cacher ainsi cet enfant, et que vous étiez obligée de justifier de sa vie ou de sa mort ?

J'avais honte de convenir que j'étais accouchée, et j'aurais désiré que tous mes voisins l'aient ignoré.

Qu'avez-vous fait de cet enfant ?

Je l'ai enterré dans une portion de vigne qui m'appartient et qui jouxte ma maison, dans une fosse que j'y avais fait deux jours après qu'il fut venu au monde.

Monsieur le Maire de la commune n'est-il pas allé chez vous vous demander ce que vous aviez fait de cet enfant ?

Oui, il y est venu deux ou trois jours après que je fus accouchée.

À l'interpellation de Monsieur le Maire si vous étiez accouchée, que lui répondez-vous ?



Je lui répondis que c'était vrai que j'avais accouché et que j'avais enterré mon enfant dans ma vigne.

Allâtes-vous avec Monsieur le Maire dans votre vigne pour lui montrer où vous aviez enterré cette enfant ?


Oui.






.../...